Explantation des sondes endocavitaires de stimulation et de défibrillation

Certaines complications précoces ou tardives de la stimulation et de la défibrillation conduisent à l'ablation des électrodes endocavitaires permanentes implantées pour ces deux fonctions. Ce geste doit être réalisé avec des précautions à la hauteur des dangers qu'il représente.

Les indications de cette ablation relèvent :


Les techniques d'extraction sont diverses, chacune avec ses risques propres :

1) La traction directe sur la sonde, expose aux troubles du rythme, au bas débit cardiaque par invagination du ventricule droit, aux lésions du myocarde, de la tricuspide ou des axes veineux.

2) L'extraction chirurgicale : menée sous CEC à cœur ouvert, elle permet un abord direct de la fixation distale, sinon de la fibrose vasculaire. Elle est réservée aux sondes porteuses d'une volumineuse thrombose ou de grosses végétations infectées. Sans CEC, par thoracotomie ou vidéo-thoracoscopie, elle permet encore la traction directe sur le point d'ancrage, grâce à un instrument passé au travers d'une bourse ventriculaire.

3) L'extraction endovasculaire repose sur deux principes : la traction est effectuée à l'extrémité distale, grâce à un mandrin bloqueur. Par ailleurs, une gaine est passée autour de l'électrode, disséquant la fibrose et vient constituer une contre-traction au point d'ancrage ventriculaire ou auriculaire. Ce système (COOK et VASCO-EXTOR) est certes élégant mais non dépourvu de dangers : des ruptures cardiaques et des déchirures vasculaires mortelles ont été décrites. La technique nécessite une grande prudence, l'expérience la plus grande possible et doit être pratiquée dans une salle équipée d'une CEC, surtout si l'implantation remonte à plusieurs années.

Vers le programme du congrès 2003

Page mise à jour le 16/07/06

 

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