Mésothéliome pleural malin - Prise en charge thérapeutique

Introduction

Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur pleurale dont la fréquence a suivi celle de l’utilisation de l’amiante dans les pays industrialisés. A l’heure actuelle en France, 1000 cas environ sont recensés par an. Ce sont les fibres d’amiante de type amphibole qui semblent être les plus carcinogènes en raison de certaines propriétés physico-chimiques (longueur, finesse et résistance). La transmission de la maladie se fait par voie respiratoire secondaire à l’inhalation des fibres. Le cheminement des fibres d’amiante des alvéoles jusqu’à la plèvre pariétale reste à ce jour discutable : 3 voies ont été évoquées, la migration trans-pleurale directe, systémique ou lymphatique.

Diagnostic

Le diagnostic est fortement évoqué, cliniquement, devant l’existence d’une pleurésie récidivante et radiologiquement (scanner) par une pachypleurite avec aspect festonné et nodulaire de la plèvre. La certitude repose exclusivement sur l’analyse anatomopathologique des biopsies pleurales thoracoscopiques ou chirurgicales. Histologiquement, 3 types de MPM sont classiquement décrits : épithélioïde (le plus fréquent), sarcomatoïde et mixte. La classification TNM de l’IMIG de 1995 est la classification internationale de référence.

Traitement

Le traitement fait appel à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à la chirurgie :

• La chimiothérapie : à ce jour seule l’association de pemetrexed (antimétabolite multicible) et de cisplatine a fait la preuve d’une amélioration des taux de réponse et de survie.
• La radiothérapie peut être faite soit à visée curatrice se heurtant au problème du volume cible et des organes critiques (55 à 70 Gy), soit à visée prophylactique pour éviter l’apparition de métastases sous cutanées au niveau des trous de ponction, des orifices de thoracoscopie ou des cicatrices chirurgicales (21 Gy en 3 fractions de 7 Gy sur 3 jours), soit palliative à visée essentiellement antalgique.
• La chirurgie curatrice semble se limiter à la pleurectomie dans les rares formes localisées et à la pleuro pneumonectomie élargie (PPE) dans les cas plus avancés. La chirurgie palliative des tumeurs non résécables reste une chirurgie de confort de survie.

Conclusion

La prise en charge thérapeutique du MPM d’après les données de la littérature semble s’orienter vers une prise en charge basée sur la stadification TNM, prise en charge multimodale effectuée dans des centres de soins d’excellence sur des patients hautement sélectionnés.

 

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